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  DÉNOUEMENT LA PRIÈRE D'UN VAGABOND À LA ŚAKTI   Toi seule connait ma douleur Toi seule la comprise Trou noir sans fond qui aspire tout Toi seule la vue comme une rivière de diamants Une cascade de soleils Je ne pouvais pas comprendre Pardon Plus je te repousse Plus tu es là Toujours là M’aimant avec toutes mes résistances et mes prétentions Jeu de miroirs sans fin Où tout n’est que mon reflet Je ne pouvais pas comprendre Pardon Perdu Je me suis tellement perdu De toutes les manières possibles Pèlerin des ténèbres, cherchant désespérément le fond du fond Sous ton regard aimant M’accueillant et m’accueillant encore Bien que je me sois renié et renié encore Je ne pouvais pas comprendre Pardon Toi seule m’a vu Nu Dans la gloire de ma faiblesse Sans jugement À genoux, sanglotant sur des passés lointains et morts Où il semblait y avoir un sens Je ne pouvais pas comprendre Pardon Toi seule m’a aimé Dans ma colère Et la haine que j’avais de moi-mêmeLuttant contre ta lumière Me vomis...
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  L’IDIOTIQUE VISION Le sage Ribu avait enseigné son cher disciple Nidagha en ces termes : « Il ni un, ni deux. Il n’y pas de mantra, pas de tantra or rien de tout cela. Il n’y a pas d’écoute (srhavana), de réflexion (manana).  La profonde méditation (nidhidyasana) n’est qu’un malentendu. Les deux types de Samadhi n’existent pas. La mesure et ce qui est mesuré n’existent pas non plus. En fait, l’ignorance n’existe pas et le manque de discrimination non plus. Il n’y pas de Dharma, de pureté, de vérité, de peur. Il n’y a ni Guru, ni disciple. Il n’y a ni naissance, ni mort. Seul le soi existe. Sois certain que tu es ce soi et qu’il n’y a jamais eu de non-soi. » Bien que Nidagha fit preuve d’une très grande maturité et que sa dévotion pour son maître fut immense, sa conviction n’était pas encore assez forte. Il retourna dans sa ville natale et choisis de se dédier aux pratiques rituelles. Mais Ribhu aimait son disciple autant que ce dernier le vénérait. De temps...
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  Première matinée du séminaire de Noël. Introduction à ce qui n’a besoin d’aucune introduction. Il était une fois l’histoire de yoginis et de yogis, de consciençonautes, de vagabonds du cœur qui se réunissaient secrètement dans les couloirs de l’espace et du temps.  Ces rendez-vous étaient l’occasion de se mélanger (melapa), et de contempler la mêlée cosmique de tous les noms et toutes les formes, la formidable, mais aussi effrayante danse de la Conscience. Ces mélanges, ces métissages et autres libations étaient l’occasion de célébrer la Conscience. Non pas uniquement dans son aspect de transcendance (transcendant l’espace, le temps et la condition humaine), mais surtout dans son immanence. À savoir la célébration de la Conscience dans toutes ses formes, toutes les situations et dans toutes ses limitations. Ces rencontres sont l’occasion d’un rappel, au travers de nos différences, de l’espace du cœur qui permet ...